Mort subite du nourrisson: du nouveau

La mort subite du nourrisson, l’angoisse des parents.

La mort subite du nourrisson (MSN) est appelée ainsi lorsque le décès du bébé intervient, de façon soudaine et brutale, dans son sommeil alors que celui-ci est en bonne santé. A ce jour, ce syndrome n’avait pas de cause médicale vérifiée. Seules des précautions, prodiguées notamment aux jeunes parents, était à prendre en compte afin d’éviter cette souffrance.



Qu’en est-il des recherches sur les causes de la MSN ?

La MSN est la crainte des parents, même s’il n’y a pas de causes clairement définies, la science progresse.

Outre-Atlantique, le docteur américain Daniel Rubens a réalisé une étude sur plusieurs nourrissons victimes de la MSN et leur point commun est un dysfonctionnement de l’oreille interne. Par conséquent, le bébé n’a pas le réflexe de se repositionner quand il a des problèmes respiratoires et s’asphyxie durant son sommeil. Ce docteur ne compte pas s’arrêter sur sa lancée. Dans un premier temps, sa volonté est de confirmer cette découverte et dans un second temps permettre le dépistage.

Toujours aux États-Unis, des chercheurs ont confirmé la corrélation entre le déficit de sérotonine (substance permettant de transmettre l’influx nerveux entre les neurones) et la mort subite du nourrisson.

 A ce jour deux syndromes identifiés et dépistables seraient la cause de 1/5 des MSN : le déficit en MCAD et le syndrome du QT long. Le premier est l’incapacité à l’organisme d’utiliser ses réserves de graisse. Lorsqu’on en a connaissance, les risques sont faibles si l’enfant mange régulièrement. Quant au deuxième syndrome c’est une anomalie héréditaire du système électrique du cœur.

Les principales causes de la MSN sont héréditaires, neurologiques ou encore cardiaques. En France, certains dépistages ne sont pas systématiques, notamment celui du déficit en MCAD, contrairement à une partie de l’Europe.

Les bons gestes à adopter

Avant de mettre coucher le nourrisson, le tenir en position verticale pendant au moins un quart d’heure après le dernier biberon. De même, un environnement sain (sans fumée de cigarette) évite les problèmes respiratoires.

Lorsque vient l’heure de dormir, maintenir la température de la chambre entre 18° et 20°C. L’enfant doit être couché sur le dos, à plat, sur un matelas ferme et de préférence dans un lit à barreau. Les lits parapluie sont à utiliser avec parcimonie. Afin d’éviter les étouffements, la gigoteuse est privilégiée aux couvertures avant les 4 mois de bébé et un seul doudou près de lui suffit. De plus, pour ne pas l’écraser, laisser dormir le bébé dans son lit notamment après l’allaitement.