Un autre regard sur les pleurs du nourrisson

"Bons conseils" 

Combien de fois avez-vous entendu des "bons conseils" parce que votre bébé pleurait et que vous vous sentiez perdu et parfois même contrarié par le fait que vous ne puissiez pas calmer ces pleurs ?

Les pleurs d'un petit enfant sont souvent la cause d’un stress de ses parents ... Lorsque ceux-ci rencontrent le soutien des proches qui ne les bombardent pas d’idées reçus, mais veulent avant tout aider les parents épuisés à faire leurs débuts, il est souvent facile à surmonter l’angoisse des pleurs.

Cependant combien de jeunes parents entendent « laisser un bébé pleurer le traumatise à vie » autrement dit s’ils n’arrivent pas à calmer le bébé celui-ci suffira d’abandon émotionnel ou deviendra un psychopathe ?  Combien de mères sont tombées dans ce piège mental caractéristique des premières semaines de la vie d'un enfant ? Certainement beaucoup. Pas étonnant ... 

Il pleure ? Nourrie-le ! 

Si vous n'avez pas d'expérience dans la prise en charge d'un nouveau-né, il est facile d’interpréter de façon erronée les signaux envoyés par le bébé et le nourrir « à la demande ». Cependant, les pleurs d’un bébé ne signifient pas toujours qu’il a faim. En donnant le sein ou le biberon à chaque pleur du bébé on l’habitue à traiter l’alimentation comme le seul réconfort.

Et si vous essayez de donner à l’enfant l’occasion de se calmer différemment : lui parler calmement, le serrer dans les bras ou porter, le bercer, masser ...

Pleurs des bébés

Les parents calmes ont des enfants calmes

Bien sûr, le fait que les parents soient calmes aide à élever les enfants, mais ce n’est pas décisif. Le cri d'un nouveau-né n'est pas une punition, une indication que la mère ou le père sont incapables de faire face à un bébé. C'est un appel à la proximité et une indication du nourrisson que tous ses besoins ne sont pas satisfaits. Bébé qui pleure communique. Avec le temps les pleurs deviendront probablement moins fréquents car le tout-petit apprend à communiquer ses besoins différemment.

Notons que le stress, l’inconfort, l’irritabilité et même la fatigue de la personne la plus proche du nourrisson, le plus souvent de la mère, peuvent causer un tel inconfort chez l’enfant qu’il y réagira par les pleurs.

Il est donc conseiller de de forcer à rester calme pour ne pas entrer dans le cercle vicieux : bébé pleur, je me sens agacée, je transmets mon stress au bébé qui n’est pas rassuré me sentant stressée…

Mon bébé pleure beaucoup

Mon enfant pleure beaucoup, cette déclaration tombe souvent de la bouche de ses parents. Cependant, comment évaluer combien c’est « beaucoup » ? Comment le mesurer de manière objective ? Vous ne pouvez tout simplement pas ... Ces sentiments sont très subjectifs. Les psychologues soulignent que la quantité de pleurs d'un enfant dépend de l'environnement et des caractéristiques innées. C'est aussi un fait qu'il est difficile pour les parents d'estimer de manière fiable le temps de pleurs de l'enfant. De nombreuses expériences ont été réalisées et montrent que les pleurs de 5 minutes ont été estimés à 20 minutes jusqu’à 40 minutes et même à parfois à 3 heures par les personnes examinées !!

Quand bébé pleure il faut le prendre dans les bras

Les pleurs de l'enfant sont difficiles à supporter et du point de vue de l'évolution, c'est compréhensible. Mère Nature a veillé à ce que les besoins des plus jeunes soient satisfaits rapidement et efficacement. Malheureusement, ce n'est pas toujours possible ...  Faut-il toujours prendre le bébé dans les bras quand il pleure ? Ce n'est pas la meilleure idée pour diverses raisons.

Lorsqu'un enfant pleure, ne prenez pas l’habitude de soulever l’enfant chaque fois qu’il gémira, cela peut s’avérer très épuisant à long terme. Accordez-vous d'abord quelques secondes pour réfléchir à la raison de ses pleurs. N’agissez pas trop violemment et à tâtons.

Bébé dort

Méthode Brazelton

Il est préférable d’essayer une méthode différente, par exemple Brazelton. Elle est basée sur la séquence de plusieurs activités effectuées pendant quelques secondes. Si une action ne fonctionne pas, nous passons à la suivante.

Nous commençons par l’approche du lit et une conversation calme et bienveillante avec l’enfant, afin que celui-ci se sente compris et en sécurité. Le deuxième point consiste à combiner une conversation calme avec la main posée sur la poitrine du bébé. Nous pouvons également attraper délicatement les mains de l'enfant de manière à contrôler ses mouvements que l'enfant ne contrôle pas et qui lui font souvent peur. Si cela échoue, nous élevons le bébé et le câlinons. Par la suite, si l'enfant pleure encore, le câlin peut être combiné à un balancement.

À la fin, lorsque cela n’aide pas, balancez le bébé, parlez-lui et donnez-lui une tétine (si vous en utilisez une) ou laissez l'enfant sucer son pouce (comme il le faisait pendant la vie fœtale).

Il n'y a pas de méthode universelle pour les pleurs un enfant, c'est vrai. Chaque enfant est différent et chaque parent doit se donner le temps pour apprendre à connaître les pleurs et les gérer.

Chaque parent doit se donner le droit de commettre des erreurs et le droit d’accepter que parfois les pleurs traduisent une émotion de colère ou de chagrin et … il n’y a rien à faire.