L’après-accouchement : 10 choses qu’on a oubliées de me dire.


Le cœur battant, je découvrais avec bonheur le + sur mon test de grossesse. En accouchant, j’avais cru que toutes les petites galères étaient bien loin derrière moi. Que nenni ! J’ai dû faire face à ces 10 choses qu’on ne m’avait pas dites sur l’après-accouchement...

1. Non, je ne me repose pas du tout après l’accouchement !

Moi qui pensais avoir un peu de répit à la maternité, en attendant de basculer dans les nuits blanches à la chaine, j’avais tout faux. La maternité n’est pas un hôtel de luxe, au grand dam de la jeune maman que j'étais devenue ! Entre les nuits écourtées, les soins à prodiguer à bébé, les pleurs, les coliques, les tétées à toute heure, les visites intempestives de la famille et des amis, les va-et-vient des infirmières et les consultations des médecins, j’étais entrée dans une autre dimension.

Une fois à la maison, pensant qu’être dans un cadre familier allait être plus simple à gérer, je devais simplement me rendre à l’évidence. Ah non, on ne se repose pas du tout après un accouchement.

2. Je ne suis plus le centre du monde ?!

Casper, sors de mon corps ! Eh oui, je ne suis plus le centre du monde. Il est révolu le temps où je n’avais qu’à claquer des dix doigts pour obtenir tout ce que je voulais, de mes précieuses tartines beurrées à la télécommande pour moi toute seule ! Désormais, j’étais invisible aux yeux de tous et seule au moooooonde, dixit Corneille.

Je n'allais quand même pas être jalouse de bébé ...

3. Au secours ! Mon bébé n’est pas beau !

Après l’accouchement, j’étais toute fière de ce dur mais tellement bel exploit ! Quoi qu’en voyant bébé pour la première fois, j’avais juste envie de reprendre mes lunettes à double foyer, quitte à avoir une tête de premier de la classe ! Entre sa peau fripée et son crâne en cône comme s’il sortait tout droit de Babylon 5, je ne savais pas ce que je préférais ...

4. Qui porte la couche ? Bébé ou maman ?

Je découvre l’existence des serviettes géantes ... C’est le cas de le dire ! Au secours, maman ! Peu glamour en effet, je vous l’accorde. Je pouvais ainsi dire adieu à mes culottes en dentelle fine, du moins pendant quelques semaines à attendre qu’enfin dame nature daigne me faire le cadeau tant attendu : le retour des règles n-o-r-m-a-l-e-s.

5. Je dois remettre mes vêtements de grossesse ?!

Une seule envie m'envahissait : me débarrasser de mes kilos en trop ! Mais je devais prendre mon mal en patience et enfiler mes bonnes vielles tenues de grossesse. Mes jeans slim pouvaient donc aller se rhabiller, en espérant qu’ils ne prennent pas trop la poussière. Je devais passer par la case rééducation du périnée pour pouvoir faire du sport à nouveau. Entre les douleurs à l’utérus et des organes mis à mal par l’accouchement, il fallait vite y remédier. Ma sage-femme n’avait que ce mot à la bouche : périnée. Moi je n’avais qu’une envie... M’éclipser ! Mais : "pas le choix, si vous voulez éviter les fuites urinaires et autres petits désagréments !"

De longs mois à grimacer...

6. Allaitement - quelle galère !

"L'allaitement c'est naturel !" vous répètent-elles les mamans et belles-mères. Entre les montées de lait douloureuses, mes seins endoloris par les crevasses, bébé qui buvait peu par moment ou qui réclamait à téter très fréquemment, mes forces m’abandonnaient. J’avoue que ce fut le flou total, comme si on m’éjectait dans le vide intersidéral. Et avec la fatigue acculée, j'avais bien besoin d’un billet aller simple pour Les Caraïbes... À prix discount si possible !

7. Quand je deviens la bête de foire !

Je savais que mon accouchement allait susciter des réactions. Mais j’étais bien loin de m’imaginer la réalité. Serais-je la championne toutes catégories de celles qui en ont vu et entendu des vertes et des pas mûres ?Je fus assaillie de questions : comment ça s’est passé ? T’as eu mal ? Combien pèse bébé ? Il ressemble à qui ?.. Parler d’épisiotomie, de constipations, de ballonnements et d’hémorroïdes fut un vrai régal.  J'aurais bien voulu passer mon tour avec les conseils intempestifs des familles : laisse-le pleurer un peu avant de le prendre, tu devrais le dévêtir plus, donne le biberon au lieu du sein... J’avais juste une envie, c’était de crier ma détresse au monde entier.

8. Le baby-blues, ça ne concerne pas uniquement les copines du forum.

Avec mon moral qui jouait au yoyo, je passais des rires aux larmes, de l’euphorie à la mélancolie. Avec l’envie de pleurer sans raison, des sautes d’humeur difficiles à gérer au quotidien..., j’étais comme sur des montagnes russes. Rien d’anormal, mais j’étais bel et bien dans ma phase baby blues, trois jours après l’accouchement. Mieux vaut donc savoir que cela peut arriver à toutes, même aux wonder-mamans !

9. Dix semaines plus tard... toujours pas des galipettes avec chéri.

Plus le temps passait, plus je stressais à mort. Manque d’énergie, fatigue chronique... Tout cela jouait sur ma libido en berne. Moi qui étais friande des nuits de folie avec chéri, j’angoissais dès la tombée de la nuit. Mon désir sexuel était ras la moquette. Je me sentais une autre. Méconium, lait, couche, etc, étaient devenus nos principaux sujets de conversation. La grande classe ! Même après les 6 semaines nécessaires pour que le col de l’utérus se cicatrise, j’étais prise en eaux troubles, entre les besoins de bébé et le manque d’attention à chéri. Au final, en parler à cœur ouvert fut salvateur ... 4 mois après l'accouchement tout de même.

10. Être mère, ce n’est pas inné chez moi.

Je suis définitivement convaincue d’une chose : être mère, ce n’est pas inné chez moi. Je ne saurai énumérer le nombre de maladresses face à bébé.  Tous ces gestes du quotidien, je les ai appris avec le temps et sur le tas, et certains sont devenus des réflexes. Je pouvais enfin l’avouer : bébé a «fait» sa maman.


Si on est à peu près renseignée sur ce qui nous attend après que le test de grossesse se soit révélé positif, la réalité post-natale est autre. On s’assume et on fonce, en veillant juste à ce que l’amour de notre vie aille bien. Au final, ça en valait la peine !